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Sécurité des données : ce que ça change vraiment pour les fabricants

ERP

Ce que vous apprendrez dans ce webinaire

Chapitre 1 — Les cyberattaques et leur impact sur le secteur manufacturier

La majorité des cyberattaques ne relèvent pas d’un piratage sophistiqué : tout commence souvent par un employé qui clique sur un courriel, et l’usine peut se retrouver paralysée en quelques minutes. Les ERP concentrent toutes les données, les employés travaillent de partout, et les attaques deviennent plus ciblées et plus fréquentes, visant désormais chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement.

Chapitre 2 — Pourquoi les manufacturiers sont des cibles privilégiées

Le manufacturier est le secteur le plus ciblé depuis 2021, dépassant le financier. Trois raisons : la géopolitique (des unités cybermilitaires d’États ciblent la capacité manufacturière), une protection généralement plus faible (les brèches ont doublé en 2025), et la rentabilité du rançongiciel — l’arrêt de production coûtant souvent plus cher que la rançon.

Chapitre 3 — Réglementations et exigences en matière de cybersécurité

Le CMMC américain remplace l’autodéclaration par des audits externes vérifiables, et son équivalent canadien (CPCSC) adopte une approche plus progressive pour les PME. Les grands donneurs d’ordre l’imposent à toute leur chaîne : en juin 2025, Lockheed Martin a exigé de ses fournisseurs une certification CMMC niveau 2, les attaquants ciblant surtout les petits sous-traitants. Le Programme des marchandises contrôlées canadien et l’ITAR américain touchent aussi des fichiers CAO ou des nomenclatures.

Chapitre 4 — Normes et certifications en cybersécurité

La norme IEC 62443 encadre la cybersécurité des systèmes industriels, de plus en plus exigée par les clients. Les assureurs demandent désormais des preuves de contrôles concrets (MFA, sauvegardes, correctifs) avant d’émettre une police — certains manufacturiers deviennent inassurables sans ces contrôles — et la prime moyenne d’assurance cyber a augmenté de 79 % en un an.

Chapitre 5 — Risques de cybersécurité pour les manufacturiers

Cinq risques dominent : l’hameçonnage (28 % de taux de clic, 80 % des brèches), les plateformes obsolètes, le rançongiciel (demande moyenne de 1,16 M$, 21 jours d’arrêt, 38 % ne récupèrent jamais complètement), les vulnérabilités OT-IT et les menaces internes.

Pour réduire l’exposition : connaître ses actifs (50 % seulement des organisations savent ce qui est branché sur leur réseau), former par rôle, tester un plan de réponse aux incidents, et appliquer la règle de sauvegarde 3-2-1-1 — 46 % de récupération après rançon payée, contre 97 % avec de bonnes sauvegardes. La prévention rapporte sept fois plus que la récupération après une attaque réussie.

Chapitre 6 — Sécurité des systèmes ERP dans le secteur manufacturier

L’ERP est l’actif le plus critique : une seule brèche peut exposer simultanément les données financières, la chaîne d’approvisionnement et la propriété intellectuelle, avec un délai moyen de détection de 197 jours. Trois zones à risque : l’accès utilisateur (violations de séparation des tâches), les API (permissions trop généreuses), et la base de données, souvent accessible en contournant les contrôles applicatifs.

Six leviers : le MFA (bloque 99,9 % des attaques automatisées), le RBAC, la gestion des comptes privilégiés, un programme de correctifs sous 30 jours, la classification des données, et un outil SIEM (exigé par le CMMC niveau 2). Les tests d’intrusion valident ces contrôles.

Chapitre 7 — Télétravail et cybersécurité : nouveaux défis

Les outils d’accès à distance sont devenus la porte d’entrée numéro un des attaquants. Quatre risques : les appareils personnels, l’accès à distance à des fichiers critiques (risque ITAR/CMMC via le cloud), les réseaux domestiques peu sécurisés, et des employés trois fois plus susceptibles de cliquer sur un lien malveillant en télétravail. Solutions : MFA, VPN, équipement contrôlé par l’entreprise et isolation du réseau OT face au cloud.

Chapitre 8 — Risques liés à l’intelligence artificielle

Une fois des données envoyées dans un LLM externe, aucun retour en arrière n’est possible. 60 % des manufacturiers n’ont aucune politique IA, 68 % font du « shadow AI », et 43 % admettent avoir copié des données confidentielles dans un LLM public. L’injection de prompt est un risque montant : un agent IA peut exécuter une instruction cachée dans un courriel sans se poser de questions. L’IA amplifie aussi l’ingénierie sociale via l’hyper-personnalisation et les hypertrucages vidéo (faux appel Teams du PDG demandant d’acheter des cartes-cadeaux).

Chapitre 9 — Solutions pour la sécurité de l’IA

Politiques claires : outils approuvés, blocage des autres au réseau, interdiction de saisir des données critiques dans un outil public, approbation TI/juridique avant tout déploiement. Sur le plan technique : outils d’entreprise avec ententes de traitement des données (DPA), interdiction de divulgation de données sensibles, tests contre l’injection de prompt avant mise en production, et anonymisation des données avant tout entraînement.

Chapitre 10 — Évaluation et contrôles fondamentaux

Trois étapes : évaluer la situation (inventaire des actifs, priorisation des écarts), mettre en place trois contrôles fondamentaux (MFA, sauvegarde, correctifs), puis bâtir un plan de formation court et adapté aux rôles. Un plan complet peut ensuite se construire au rythme de l’entreprise, avec l’aide d’experts. La cybersécurité devient un avantage compétitif, permettant de gagner la confiance des partenaires et d’accéder à de nouveaux marchés.

Chapitre 11 — Culture de sécurité et habitudes

La technologie seule ne résout jamais la cybersécurité : ce sont les habitudes et la rigueur derrière les outils qui protègent réellement une organisation. Les entreprises les plus résilientes sont celles avec la culture de sécurité la plus forte, pas nécessairement celles qui ont le plus d’outils — un changement qui passe par l’humain et par la décentralisation de la responsabilité de la sécurité.

Chapitre 12 — Annonces et prochaines étapes

Un prochain webinaire en juin abordera le thème « et si votre prochaine recrue était une application? », en lien avec la tendance d’entreprises qui embauchent moins tout en continuant de croître.

Chapitre 13 — Solutions LLM et sécurité

Il existe des ententes de protection de données avec des fournisseurs comme Anthropic ou OpenAI, ainsi que des solutions purement locales — le choix doit être adapté au contexte de l’entreprise. Exemple cité : une entreprise ayant connecté un LLM interne à son SharePoint, où un employé a pu obtenir les salaires et numéros d’assurance sociale de tous les employés à cause d’un fichier sensible partagé et oublié. Même un LLM local exige donc de savoir précisément quelles données restent isolées.

FAQ

Pourquoi les manufacturiers sont-ils une cible de choix pour les cyberattaques?

secteur est le plus ciblé depuis 2021, en raison de son rôle stratégique en défense, d’une protection généralement plus faible, et de la rentabilité du rançongiciel.

Pourquoi l'ERP est-il la cible prioritaire des attaquants?

Il concentre données financières, chaîne d’approvisionnement et propriété intellectuelle en un seul endroit, avec un délai moyen de détection de 197 jours.

Quels sont les risques de l'IA pour la cybersécurité manufacturière?

Une fois des données copiées dans un LLM public, aucun retour en arrière n’est possible — 43 % des employés l’admettent — et l’IA amplifie l’ingénierie sociale et l’injection de prompt.

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